Gand & Bernardel

L’atelier de lutherie Gand et Bernardel frères a été créé en 1866, par la fusion de la maison Gand, dirigée par Eugène Gand, et de la Maison Bernardel, co-dirigée par Ernest et Gustave Bernardel.

L’atelier se développe et change de dimension. À l’Exposition internationale de Paris en 1878, il fournit à lui seul les instruments destinés aux grands festivals de musique orchestrale qui se déroulent au palais du Trocadéro, soit 51 violons, 18 altos, 18 violoncelles et 18 contrebasses. Gand et Bernardel frères remporte la grande médaille d’or décernée par le jury international.

En 1866, Ernest Bernardel s’est retiré. Eugène Gand meurt en 1892, laissant Gustave Bernardel seul successeur. Celui-ci cède sa maison à Albert Caressa et Henry Français en 1901.

La famille de luthiers Gand, originaire de Mirecourt, vint s’établir à Versailles en 1780, avec Michel Gand. L’un de ses deux fils, Charles-François Gand (1787-1845), fut un luthier de grand renom, qui transfère son atelier de Versailles à Paris en 1820. Il est l’élève et le gendre de Nicolas Lupot, dont il reprend l’atelier en 1824. Charles-François Gand forme ses propres fils, Charles-Adolphe (1812-1866) et Eugène (1825-1892), qui poursuivent l’activité avec succès, comme en témoigne la médaille de première classe remportée à l’Exposition universelle de 1855. C’est à la mort de Charles-Adolphe qu’Eugène Gand décide de s’associer aux frères Bernardel.

Les frères Bernardel sont les descendants de Sébastien-Philippe Bernardel (1802-1870), né à Mirecourt, qui fut ouvrier à Paris chez Nicolas Lupot et chez Gand père, avant d’ouvrir son propre atelier en 1826. Antoine Vidal le décrit, en 1889, comme « l’un des luthiers français les plus distingués de notre époque ». S.-Ph. Bernadel exerce seul sa profession jusqu’en 1859, date à laquelle il associe ses deux fils, Ernest et Gustave, puis se retire en 1866.

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