Charles Coquet

Après 15 ans d’étude du violon, il rejoint l’école de lutherie de Newark-on-Trent en Angleterre, et en sort diplômé à 24 ans avec la mention « Higher Merit ». Très tôt, la fabrication d’instrument lui est apparue comme ce qui devait guider ses pas.
Entre 2000 et 2007, il travaille successivement chez les luthiers Yann Porret, Marc Rosenstiel et Bernard Sabatier. Puis il ouvre son propre atelier au pied de Montmartre en 2008, entièrement dédié à la fabrication de violons, altos, violoncelles. Il aime y travailler en collaboration avec d’autres luthiers, un peu comme dans les ateliers à l’ancienne, pour le fourmillement d’idées, d’envies et d’énergie que cela produit. Charles Coquet s’appuie sur des modèles existants créés par de grands luthiers du XVIème au XVIIIème siècle, mais ne cherche à marcher uniquement dans leurs pas, et imprime à ses instruments quelque chose de plus personnel.
La qualité de ses instruments, tant sonore qu’esthétique, a été récompensée lors de compétitions de lutherie renommées : 3ème prix à Crémone pour un alto en 2003, 2ème prix à Crémone pour un alto en 2012, finaliste aux Journées de l’Alto (Viola’s) à Paris en 2009, 2011 et 2013.
À Crémone en 2015, Charles Coquet a reçu pour un alto la médaille d’or et la médaille de sonorité tous instruments confondus.

« À chaque fois que je confie un violoncelle à un jeune en formation supérieure, je constate combien son rapport à l’instrument est passionné. Ils ont entre 15 et 20 ans, ce sont les professionnels de demain, et quand ils découvrent le premier instrument de grande qualité de leur vie, ça leur fait briller les yeux et les bouleverse. Ils passent d’un instrument qui les bride à un instrument qui les porte. À partir de là, en peu de temps, ils font d’immense progrès. Je suis toujours ému par l’émotion et l’intensité de leur rapport à l’instrument ! »