François Varcin

À la sortie de l’école de Mirecourt en 1983, François Varcin entre chez René Quenoil, maître luthier rue de Liège, à Paris. Lorsque Claudie Biteur lui succède cinq ans plus tard, le jeune luthier reste à ses côtés pour la seconder pendant encore quatre ans.
En 1992, il travaille pour la société Art & Son, près du nouveau conservatoire, à la Villette.
Puis, à partir de 1996, pour le luthier Hugues Paumier.
François Varcin ouvre son propre atelier à Paris en 2000, rue Cardinal Mercier à Paris. En 2003, nouvel atelier, avenue Trudaine, toujours à Paris.
Pendant cette trentaine d’année, il travaille à la restauration, au réglage et à l’entretien d’instruments, tout en construisant des instruments neufs le plus régulièrement possible.
Depuis octobre 2013, il se consacre d’avantage à la fabrication et installe un nouvel atelier, à Theys (Isère), loin du tumulte de la capitale. Le petit atelier de l’avenue Trudaine lui permet de retrouver régulièrement ses clients et confrères.
Deux de ses violoncelles obtiennent successivement l’accessit de deux quatrièmes places aux concours Etienne Vatelot en 2004 et Mittenwald en 2010 .
Un autre violoncelle est récompensé lors de la première édition de VioloncellenSeine, en 2010 : trois coups de cœur de Roland Pidoux, Walter Grimmer et Frank Ravatin. François Varcin remporte la deuxième place au concours Etienne Vatelot 2011, pour un cello. Et à VioloncellenSeine 2014, Silvio Levaggi lui décerne un nouveau coup de cœur.

« J’ai ai été très tôt fasciné par la foisonnante diversité des instruments de l’orchestre ; que l’homme ait su déployer autant de patiente prouesse pour les créer m’émerveille toujours. C’est cet excitant mystère qui m’a conduit vers le métier que j’exerce : créer des outils sonores aussi perfectionnés, sur des bases aussi simples ; des outils à taille humaine, au service de l’Art de l’Instant qu’est la musique !
Il n’y a rien de plus sérieux qu’un enfant qui croit pleinement au monde qu’il façonne dans le jeu qu’il habite. Il n’y a rien de plus vivant que le monde révélé par une interprétation musicale incarnée. Il n’y a rien de plus utile à l’Homme que ce transport « hors du temps », hors du langage des mots. Tout comme l’enfant et le musicien à l’œuvre de leurs jeux, j’essaye de garder vivace au cœur la curiosité et l’émerveillement de la découverte, à chacun de mes instruments.
Si Talents et Violoncelles réussit ce beau pari d’aider à l’épanouissement d’un jeune talent, si je peux y participer au travers de mon travail, je suis alors comblé ! »